I still love you.

I still love you.
Le soleil se lève à peine, illuminant le ciel de milles couleurs. La brise légère s'échappe dans les airs, et s'engouffrent dans mes cheveux. Multitude de sons, d'échos, de murmures qui font de la nature la plus pure des mélodies. Le souffle du vent, le brisement délicat des vagues sur le sable, et cette odeur, indescriptible, envoutante, et remplit de nostalgie. Un sourire apparaît, presque par surprise, par un étrange bonheur dont on ne soupçonnaît même pas l'existence. Comme un baiser volé, qu'on voudrait infini. Je sens les battements de son coeur contre le mien, ses bras me serrant un peu plus contre lui. Ce baiser, ce sourire, ce bonheur, c'est lui qui a su me le donner, m'offrant inconsciemment le plus beau des cadeaux. C'est un peu comme s'il m'avait donné la vie, et qu'il l'embellit avec le temps. Je ne sais pas écrire l'amour, nis le parler, le chanter ou encore le pleurer. Mais je pense enfin savoir le vivre. On sait que le temps est danger, que les fleurs se fannent, que la roche se creuse, que les flammes se consumment, que les coeurs se perdent, sans se retrouver forcément. On le sait, mais on s'accorde la folie de ne pas y penser. Le soleil se lève à peine, je n'ai plus peur, tu seras toujours là quand il se couchera.

A l'année passé à tes côtés,
A toi, à nous.
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# Posté le lundi 23 novembre 2009 17:14

Modifié le lundi 23 novembre 2009 18:17

Touche de rose et cliché romantique.

Touche de rose et cliché romantique.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 13:18

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 17:43

Le souvenir et ses larmes.

C'était un matin trop froid, une église perdue dans la brume. Je me trouvais là, sans vraiment savoir pourquoi. La fermeture de mon manteau était cassée, mes mains frigorifiées, mon écharpe oubliée. Comme gelés par le vent, les visages autour de moi étaient figés, leurs regards plongés dans l'égarement. Je les regardais d'un coup d'½il, bercés par un silence oppressant, le ciel gris semblait être lui aussi en deuil. Ces semblants de voix trop fragiles et ces larmes silencieuses m'étaient trop familières. Je n'étais pourtant qu'une enfant, à qui l'ont a arraché son grand-père, au coin d'un cimetière trop vieux et délabré. C'était un second père, un bout de paradis au sourire éternel. On se dit qu'on est en tord d'oublier, même si on le voudrait pour que la douleur s'apaise. La vie nous arrache des êtres et le temps les fait disparaître. Les souvenirs des traits de son visage me compressèrent le c½ur, lui qui avait juste pris un peu d'âge. Les blessures ne sont pas oubliées, tel d'anciennes cicatrices qui font mal au toucher. Je me mise à marcher le long des mémoires enfermées sous la pierre, foudroyée par un souvenir à l'allure d'un flash-back. Je ferme les yeux un instant, et je quitte l'instant présent. Ma mère me tiens la main, et la serre, je trottine d'un pas incertain. Je me souviens d'un cris, perçant, et de son corps qui s'en va là où je ne le reverrais plus ailleurs que dans les récoins de ma mémoire. Je rouvris les yeux, des larmes avaient coulées inconsciemment, les larmes d'une enfant. Depuis j'ai grandis, c'est tellement loin que c'est presque une autre vie. Mais c'est toujours là, gravé, et pour toujours.

Zuli.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 17:50

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 18:11

Il y a l'avant, et l'après.

Il y a l'avant, et l'après.
Oublies que tu lui en veux. Oublies que tu le détestes. Oublies le, ainsi que ce que vous aviez construis ensemble, l'ami qu'il était, le grand frère que tu avais trouvé en lui. Fais le deuil d'une amitié brisée et irrécupérable. Souviens toi une dernière fois, du monstre qu'il a été ce jour là.

Vient alors un bruit sourd. Celui d'un corps qui heurte le sol, suivis d'une respiration haletante et d'une âme qui hurle à la mort. Le temps se fige, et avec lui un visage. Le mien. Le gravier froid s'enfonce dans mon crâne qui en devient douloureux. Je sens alors ta main se serrer sur mon bras, fermement. Tu tiens ta proie, et elle ne partira pas. Les jambes immobilisées, mon corps dénué de force, font de moi le jouet d'une folie. La tienne. Mais de tout ça, il n'y a rien de pire que ce regard. Le regard d'un homme, déshumanisé par la haine. J'ai voulu crier, encore et encore. Mais rien. Rien n'est venu, tout est parti. Tu n'es plus que l'ombre de ce que j'ai un jour crus connaître, de celui en qui je croyais encore. Le diable est sur Terre, logé dans les profondeurs de tes yeux noirs. Puis tu as serré le poing, et l'a levé au dessus de toi. Ma gorge se serre, la peur me tétanise, le c½ur battant furieusement dans la poitrine jusqu'à m'en faire mal. A chaque seconde passée, je m'étonnais que le coup ne soit pas déjà parti. Les mots s'échappent d'un corps dont je n'avais plus aucun contrôle: "Et bien, va-y". Mais il n'y eu pas de coup, pas de cris. Le chasseur libère sa proie après l'avoir blessé. Son jeu est terminé, il peut partir. Je me relève à peine, tremblante, les yeux brillants. Ce jour là, je t'ai perdu, si vite, si brusquement. C'est la fin de l'histoire, inexplicable et incompréhensible. L'amitié s'en est allée, sous l'écho résonnant de tes pas, dans un parc devenu sombre et froid.

Alors petite, tu pourras oublier?
Non.


Zuli.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 20:22

Modifié le vendredi 16 janvier 2009 18:06

Et le regard d'un animal.

Et le regard d'un animal.

# Posté le vendredi 05 juin 2009 12:17

Modifié le samedi 18 juillet 2009 04:31