Le soleil se lève à peine, illuminant le ciel de milles couleurs. La brise légère s'échappe dans les airs, et s'engouffrent dans mes cheveux. Multitude de sons, d'échos, de murmures qui font de la nature la plus pure des mélodies. Le souffle du vent, le brisement délicat des vagues sur le sable, et cette odeur, indescriptible, envoutante, et remplit de nostalgie. Un sourire apparaît, presque par surprise, par un étrange bonheur dont on ne soupçonnaît même pas l'existence. Comme un baiser volé, qu'on voudrait infini. Je sens les battements de son coeur contre le mien, ses bras me serrant un peu plus contre lui. Ce baiser, ce sourire, ce bonheur, c'est lui qui a su me le donner, m'offrant inconsciemment le plus beau des cadeaux. C'est un peu comme s'il m'avait donné la vie, et qu'il l'embellit avec le temps. Je ne sais pas écrire l'amour, nis le parler, le chanter ou encore le pleurer. Mais je pense enfin savoir le vivre. On sait que le temps est danger, que les fleurs se fannent, que la roche se creuse, que les flammes se consumment, que les coeurs se perdent, sans se retrouver forcément. On le sait, mais on s'accorde la folie de ne pas y penser. Le soleil se lève à peine, je n'ai plus peur, tu seras toujours là quand il se couchera.
A l'année passé à tes côtés,
A toi, à nous.